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Oeuvres en circulation

Musées, bibliothèques, lycées : la prog sort des salles

Neuf rendez-vous gratuits déplacent la création dans des musées, des bibliothèques et des lieux du quotidien. Quatre autres séances ont lieu hors des scènes habituelles, dans un lycée, un hôpital et des centres sociaux. Interférence(s) prolonge ainsi la programmation là où elle peut devenir un espace de dialogue, de reconnaissance et de partage.
Interférence(s), une continuité entre les lieux

Interférence(s) prolonge directement la programmation artistique. Chaque proposition est portée par un·e artiste présent·e sur les plateaux pendant l’événement : les mêmes œuvres, les mêmes corps, les mêmes questions, déplacés dans d’autres espaces et mis en dialogue avec d’autres publics.

Chaque temps associe une forme artistique courte à un échange construit avec des partenaires locaux, associations, professionnel·les du champ social, chercheur·ses et habitant·es.

Ce lien entre plateau et territoire affirme une idée simple : une œuvre peut circuler et continuer d’agir sans changer de nature.

Des rendez-vous gratuits, ouverts à tou·tes

Le 3 octobre, le Musée des Beaux-Arts à Maurepas devient un terrain d’expériences dansées : performances, rencontres et ateliers, où l’on passe quand on veut et où l’on reste le temps qu’on veut.
Le 5, Une conversation sur l’histoire de la danse est proposée avec Céline Roux, historienne de la danse, au Conservatoire de Rennes – site du Blosnes. La discussion revient sur la manière dont s’écrivent les récits chorégraphiques, sur ce qui est transmis, archivé ou invisibilisé, et sur les hiérarchies qui structurent encore aujourd’hui ces histoires.
Le 7, Mwendwa Marchand invite le dancehall au Triangle avec un atelier d’initiation, un goûter et une traversée performative, suivis d’un échange sur la place de cette culture dans les lieux institutionnels. Le même soir, La Criée célèbre ses 40 ans avec Fête et résistance : Mounia Nassangar, Habibitch et Mioshe y font de la fête un espace d’affirmation.
Le 9, Linda Hayford présente Processing #13 à la bibliothèque Longs-Champs, autour de son travail Shifting Pop, prolongé par une discussion en lien avec les collections du lieu.
Le 13, Invisibilia (for piano) de Mackenzy Bergile s’installe en salle Paradis au TNB, sous forme d’activations de 20 minutes inspirées de musiques inachevées apparues dans son sommeil.
Le 14, Oumrata Konan présente Maison Lou(p) à la médiathèque L’Autre Lieu au Le Rheu : un solo en whacking qui traverse les silences liés aux violences systémiques de l’inceste, suivi d’un échange construit avec des partenaires du champ social.
Le 15, Archipels critiques réunit artistes et penseur·ses autour de Mackenzy Bergile et Elamine Maecha, entre conférence et recherche partagée.
Le 17, Mounia Nassangar clôt le programme au TNB avec POV: Whack, when & where? : une carte blanche rassemblant sa communauté et toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir le whacking, entre exposition, archives de STUCK, projections, talks et DJ set.

Toutes les Interférence(s) publiques sont gratuites et en accès libre.

Et des rendez-vous en contexte dédié

Une partie des Interférence(s) se déploie dans des contextes spécifiques, auprès de publics identifiés et avec leurs équipes d’accompagnement.
Le 6 octobre, Mounia Nassangar présente notamment No meaning, just cheering au Centre Hospitalier Guillaume Régnier, en duo avec Panda Waack. Le 8, Suzanne Degennaro joue Limbo au lycée Bréquigny, directement au sein de l’établissement. Le 9, une Interférence(s) est construite avec les centres sociaux de Rennes, avant que Maison Lou(p) ne soit présenté, le 15, dans une version scolaire à la médiathèque du Rheu, à destination des élèves de la ville.
Ces rendez-vous suivent le même principe : une forme artistique suivie d’un temps de parole, dans des cadres pensés pour ces situations spécifiques.

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